L’Islande est une nation de pêcheurs. Les eaux froides et riches de l’Atlantique Nord nourrissent certains des poissons les plus recherchés d’Europe. Ce guide couvre les espèces principales, où les trouver à leur meilleur, et ce qu’elles coûtent.
Langoustines (Humar) — le secret de l’Islande
Les langoustines islandaises, connues localement sous le nom de humar, sont la découverte culinaire la plus fréquente pour les visiteurs. Elles poussent dans les fonds sableux des fjords du sud-est, notamment dans le Suðurlón près de Höfn.
Höfn — la capitale islandaise de la langoustine : Höfn est la ville la plus importante du sud-est (environ 2 500 habitants). Son festival annuel de la langoustine (Humarhátíð) attire des milliers de visiteurs chaque été. À Höfn, les plats de langoustines coûtent ISK 4 000–8 000 selon la présentation — nettement moins cher qu’à Reykjavík pour les mêmes crustacés.
À Reykjavík : Les langoustines sont servies dans les restaurants gastronomiques pour ISK 5 500–11 000.
Comment les manger : Grillées simplement avec de l’ail et du beurre, ou dans une bisque. La queue entière rôtie au four est la préparation la plus répandue.
Morue (Þorskur) — le pilier historique
La morue est à l’origine de la fortune islandaise. Pendant des siècles, le commerce de la morue séchée (stockfish) avec l’Europe du Sud a financé l’économie de l’île.
Fraîche : Chair blanche et ferme, goût délicat. Poêlée ou pochée, servie avec des légumes racines et du beurre noisette. En restaurant : ISK 3 500–6 500.
Harðfiskur (morue séchée à l’air) : Séchée pendant des semaines dans le vent froid, la morue séchée est la grignoterie protéinée traditionnelle des Islandais. Vendue en sachets dans tous les supermarchés, mangée avec du beurre. ISK 800–1 500 le sachet.
Plokkfiskur — le plat familial
Le plokkfiskur (ou plokkur) est un ragoût de morue ou d’aiglefin émietté avec des pommes de terre, des oignons, du beurre et de la béchamel. C’est le plat de pêcheur par excellence, servi dans les restaurants traditionnels avec du pain de seigle sombre. Prix en restaurant : ISK 2 500–4 500.
Omble chevalier (Bleikja)
L’omble chevalier est un poisson dulçaquicole qui vit dans les lacs et rivières glaciaires d’Islande. Chair rose pâle, goût plus délicat que le saumon, texture fondante. Peu connu à l’étranger mais très apprécié des locaux.
On le trouve principalement dans les restaurants du nord et de l’est de l’Islande, proches des lacs où il est pêché (Mývatn, Þingvallavatn). Prix en restaurant : ISK 3 500–6 500.
Hareng (Síld)
Le hareng a dominé l’économie de la région de Siglufjörður au nord dans la première moitié du XXe siècle, au point qu’on appelait la ville « le Hollywood de l’Arctique ». Le musée du Hareng à Siglufjörður raconte cette époque.
Aujourd’hui, le hareng mariné (à l’aneth, aux épices, au vin) est encore servi sur les smörgåsbord islandais et dans certains restaurants traditionnels.
Saumon (Lax)
Le saumon de rivière islandais est pêché dans les rivières de l’intérieur (Þverá, Laxá) avec des droits de pêche extrêmement coûteux. En restauration, le saumon vient généralement de fermes aquacoles des fjords de l’est et de l’ouest.
Saumon cru mariné au skyr : L’une des préparations les plus originales — le saumon cru est mariné dans le skyr avec de l’aneth et du citron. La légère acidité du skyr remplace le vinaigre. ISK 1 800–3 500 en entrée.
Marché aux poissons
À Reykjavík, le Marché aux poissons (Fiskamarkaðurinn) dans le vieux port est l’endroit le plus accessible pour acheter du poisson frais directement aux pêcheurs ou cuisiniers. Le Grandi Mathöll, food hall au port, propose également plusieurs stands de fruits de mer à des prix inférieurs aux restaurants.
Budget pour les fruits de mer à Reykjavík : Prévoyez ISK 3 000–5 000 minimum pour un plat principal de fruit de mer dans un restaurant correct. La qualité justifie généralement le prix.